
La longévité cutanée décodée : ce que Giselle Curcio d’AlumierMD nous a confié sur Skin Talks
L’anti-âge tire sa révérence, et le mot « longévité » est sur toutes les lèvres… aux côtés des exosomes, des facteurs de croissance, de l’ADN de saumon et, bien sûr, des cellules zombies. Une partie de tout cela relève d’une science passionnante, mais soyons honnêtes, la plus grande partie relève d’un marketing très coûteux. Et la vérité, c’est que la plupart d’entre nous ne font pas la différence. Alors, lors de notre dernier épisode de Skin Talks, Natascha et moi nous sommes assises avec quelqu’un qui s’y connaît. Giselle Curcio est directrice de la marque et de l’innovation chez AlumierMD, ce qui signifie qu’elle aide à décider ce qui est recherché, testé et éprouvé bien avant d’arriver sur les tablettes. Voici ce qui m’a marqué.
La « longévité » traverse peut-être une crise d’identité
Giselle a dit quelque chose que je n’attendais pas de la part d’une responsable de l’innovation : elle estime que le mot « longévité » est tellement surutilisé qu’il commence à perdre son sens. La science derrière le concept est bien réelle, mais l’étiquette est collée sur tout et n’importe quoi. Elle préfère l’expression santé de la peau régénérative, et après ses explications, moi aussi. Au fond, il s’agit d’aider la peau à se défendre, à réparer les dommages, à se renouveler efficacement et à surmonter le stress, en particulier lorsque ces capacités ralentissent naturellement avec le temps.
La plus grande menace pour votre peau n’est pas le temps
Cette phrase est ressortie du lot lors de l’épisode. Nous ne pouvons pas arrêter le temps, et la génétique ne dicte qu’environ dix pour cent de notre vieillissement. Le reste, c’est-à-dire les signes visibles qui nous tracassent, est largement façonné par l’exposition cumulative tout au long de la vie. Les scientifiques appellent cela l’exposome : les rayons UV, la pollution, l’ozone, la lumière bleue, le manque de sommeil, le stress et l’alimentation. La partie encourageante? Cela signifie qu’environ quatre-vingt-dix pour cent de ces facteurs sont sous notre influence. Giselle a décrit le vieillissement oxydatif comme un cercle vicieux où le stress environnemental et l’inflammation de bas grade s’alimentent mutuellement, et la seule issue est une approche axée d’abord sur la défense. Comme elle l’a si bien dit :
Corriger sans se défendre d’abord, c’est faire deux pas en avant et vingt pas en arrière dès qu’on met le nez dehors.
Les verdicts sur les ingrédients
Naturellement, nous l’avons poussée à se prononcer sur ses favoris :
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Concernant les exosomes : elle se montre sincèrement enthousiaste, notamment quant à leur capacité potentielle à améliorer la pénétration d’autres ingrédients, bien que la recherche en soit encore à ses débuts.
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Concernant le PDRN (le fameux ADN de saumon) : elle se montre plutôt curieuse que convaincue, et souligne que les versions topiques et injectées sont très différentes.
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Concernant les facteurs de croissance : selon ses mots, ils ont un peu fait leur temps.
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Son véritable coup de cœur, qu’elle qualifie de sous-estimé : les peptides. Elle les défend depuis des années et, grâce à l’intelligence artificielle qui aide désormais à concevoir des peptides sur mesure, elle est convaincue que ce n’est qu’un début.
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Et les cellules zombies? La science de la sénescence cellulaire est bien réelle, a-t-elle confirmé. « Zombies », c’est simplement un nom délicieusement mémorable pour les désigner.
« Plus » ne veut pas dire « mieux »
Si vous ne devez retenir qu’une seule chose de cet épisode, que ce soit celle-ci. Giselle et moi sommes entièrement d’accord : accumuler acides, rétinoïdes, appareils et microaiguillage à la maison n’accélère pas les résultats; cela peut littéralement détruire votre barrière cutanée. Nous avons toutes les deux vu des peaux paraître plus âgées après une année de soins excessivement agressifs, et non plus jeunes.
Sa règle d’or mérite d’être mémorisée :
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L’irritation n’est pas la preuve qu’un produit fonctionne.
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Les rougeurs et les sensations de brûlure ne sont pas des gages d’efficacité.
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La régénération et l’agression ne sont pas la même chose.
Les incontournables
Alors, qu’est-ce qui fonctionne réellement, peu importe le budget? Giselle est restée agréablement simple en évoquant ce qu’AlumierMD appelle le « quatuor de base » (Core Four) : une vitamine C, un rétinol, une défense contre la glycation pour le vieillissement plus avancé, et une protection environnementale globale. Elle a clairement indiqué que la défense va bien au-delà des simples rayons UV. Établissez d’abord cette fondation, puis corrigez avec des sérums ciblés. Il ne s’agit pas d’ingrédients nouveaux et tape-à-l’œil. Ce sont des valeurs sûres, repensées avec soin pour convenir aux peaux sensibles et réactives que nombre d’entre nous ont aujourd’hui.
Ce qu’il faut retenir
Ce que j’ai préféré, c’est que Giselle envisage le vieillissement de la même manière que moi : comme un privilège à accompagner plutôt qu’un problème à effacer. L’avenir qu’elle espère ressemble moins à une course à la perfection ou aux filtres « peau de verre » qu’à une meilleure compréhension de sa propre biologie, pour bâtir une peau durablement résiliente.
Nous sommes ravies de proposer désormais la gamme AlumierMD, fièrement fabriquée au Canada, chez Boutique Skin Envie. S’agissant de produits de grade professionnel, la meilleure façon de commencer est de réserver une consultation cutanée afin que nous puissions adapter les quatre essentiels (Core Four) à votre peau.
À la prochaine,
Beate

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